Tribune
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Depuis la fin de 1806, Haïti fait face à un ensemble de crises dont les unes sont plus conjoncturelles que les autres. Parmi ces crises, la dernière d'ordre structurelle, date de plusieurs décennies. Et celle que nous constatons aujourd'hui, occasionne un avenir sombre et inquiétant en particulier pour l'avenir de la jeunesse haïtienne.
Face à cette réalité, la jeunesse haïtienne se montre désintéressée et désengagée à prendre sa lourde responsabilité en main pour prendre le destin d'un pays qui éprouve actuellement d'énorme difficulté ; en vertu de l'ampleur de cette crise qui ne fait que progresser. En regardant la réalité en face et en constatant tout ce qui se passe, on se demande : comment serait l'avenir de la jeunesse haïtienne ?
Cette commotion à laquelle Haïti fait face de nos jours, est entre autres lié à un système politique mis en place par certains chefs d'Etat, et qui ont des répercussions sur les jeunes : l'insécurité, les troubles socio-politiques ont affectés leurs visions surtout ceux les plus vulnérables. Entre temps, cette situation de crise endémique a déjà poussé bon nombre à remettre leur avenir en question. Par conséquent, ils ont éventuellement sombré dans des pensées radicalement négatives.
Ce phénomène est devenu tellement empirique au point que certains jeunes préfèrent détenir des armes comme moyen le plus sûr pour gagner de l'argent en pensant que faire des études dans ce pays n'est que perte de temps. D'autres ont dû salir leurs personnalités en faisant croire que faire du vol dans ce pays est tout à fait normal puisque ce sont les seules issues qu'ont laissés les autorités.
Une différence notable est à souligner ; cela concerne les jeunes formés dont beaucoup ont dû parfaire leurs études dans un dur labeur et malheureusement peinent à trouver du travail. Ceux ou celles qui ont la capacité de faire des inventions ne trouvent pas les encadrements nécessaires. En conséquence de ces difficultés, certains souffrent de dépression, se livrent à des activités perverses et des loisirs aliénants comme moyen de fuite ou de défoulement.
Tous ces facteurs que nous venons de mentionner sont conjugués dans un *retournement en arrière* dans laquelle nous faisons croire que c'est l'Etat qui est le véritable problème de tous ceux que les jeunes endurent aujourd'hui. Rappelons que malgré leurs moindres efforts pour avoir un avenir meilleur, la crise qu'ils éprouvent leurs font basculer dans une ère de turpitude.
Devant une telle situation la jeunesse Haïtienne n'a qu'à placer leur confiance sur Dieu, qui peut les aider à reussir leur avenir dans cet affreux désert qu'Haïti est devenu.
Enfin de compte, l'Etat doit être en mesure d'assumer pleinement sa responsabilité envers la jeunesse haïtienne. Au moment où nous parlons, il y en a certains parmi eux qui sont sur le point d'abandonner car leurs rêves sont aujourd’hui réduits à néant. Il est urgent et indispensable que les autorités renversent la tendance dès maintenant. Car investir dans la jeunesse, c'est investir dans le présent et l'avenir d'une société. La question maintenant est de savoir s'il ne faudrait tout remettre à plat et repartir sur de meilleures bases en fondant un système qui soit accessible et bénéfique pour chaque jeune, au lieu de s'enfermer obstinément dans un interminable silence, restant les bras croisés, en laissant la situation s'aggraver beaucoup plus !
Auteur : Noël Vidsonley
Etudiant à l'université d'État d'Haïti (INAGHEI) en ADM publique.
Vidsonleynoel@gmail.com
Super, mon Frère!
RépondreSupprimerDevenir meilleur est notre choix!