Le Triangle des Bermudes, la zone géographique maudite

Synthèse 

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Les progrès de la science dans beaucoup de domaines n’ont cessé d’augmenter au cours de ces dernières années. Pourtant les points d’ombre ne manquent pas lorsqu’il en vient d’expliquer certains phenomènes : le triangle des Bermudes, cette zone géographique de l’océan Atlantique qui abrite l’une des plus notoires légendes de toute l’histoire.



  Couvrant plus de 500 000 kilomètres carrés et formé par l'archipel des Bermudes, Miami, et San Juan à Porto Rico, le Triangle des Bermudes fait parler de lui depuis le début des années 50, quand une série de disparitions aussi spectaculaires que mystérieuses ont commencé à se produire dans ce périmètre.

Presque tous les pilotes et capitaines de navires qui se seraient aventurés sur cette aire de la planète, auraient payé de leur vie leur hardiesse. On évalue le nombre de disparitions par an à 4 avions et 20 bateaux en moyenne. A croire que le fameux triangle est un grand monstre engloutisseur.

 Plusieurs tentatives d’explication ont alors émergées de l’opinion populaire. Quand certains soutiennent que le Triangle des Bermudes est une porte menant vers une autre dimension, d’autres pensent de préférence qu'il serait une sorte de base secrète des OVNIS où des extraterrestres nous ont tendu des pièges. Beaucoup d’autres théories aussi mythiques l’une que l’autre ne cessent, jusqu’à présent, de tourner autour de cette zone ténébreuse.




Comme pour tout autre phénomène naturel , un peu hors du commun, la science a essayer d’enlever l’aura de mystère autour du Triangle des Bermudes avec des hypothèses plus logiques et vraisemblables que celles propagées par la croyance populaire. La première tentative de démythification est l’œuvre d’un bibliothécaire américain en 1975.  Dans son livre : « The Bermuda Triangle mystery resolved », Lawrence David KUSCH apporte un démenti formel concernant le nombre de navires et d’aéronefs qui auraient disparu dans le triangle. D’après lui, ils n’étaient pas si nombreux que le laissait croire la majorité des gens. Il expliqua ensuite comment des erreurs techniques de fabrication pourraient justifier les pannes tout en mentionnant la question de conditions météorologiques plutôt violentes aux alentours de la zone. En effet, comme le stipule l’avis de l’océanographe Simon BAXALL ; à cause des rencontres fréquentes entre les tempêtes équatoriales et les orages de la côte mexicaine, la région est le théâtre d’intenses activités météorologiques, responsables eux-mêmes de la formation d’énormes vagues appelées Vagues scélérates. Ce sont elles, d’après l’océanographe qui seraient à la base de tant de naufrages.

D’autres hypothèses purement scientifiques tentent également de lever le voile du mystère. Les fameuses fluctuations magnétiques que connaît cette partie de la planète, la très grande concentration de méthane présente aussi bien dans l’eau que dans l’air qui diminue la densité de l’eau et la masse volumique de l’air. Elle provoque , en l’occurrence,  perte de flottabilité des navires et celle de l’équilibre des avions.

Enfin, la plupart des savants et chercheurs ont avancé l’éventualité des affleurements de récifs coralliens atteignant plusieurs mètres de hauteur et capable d’éventrer la coque des navires. Ils entourent un plateau immergé, ancien vestige d’un volcan éteint il y a plus de 30 000 ans.

Tout bien considéré, le célèbre Triangle des Bermudes n’est pas encore dépourvu de son étoffe de mystère. Apportant uniquement des éclaircissements, la science n’arrive pas encore à donner une réponse absolue concernant cette région dont le secret semble impénétrable !



Editorialiste: Djoudelka Laveaux

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